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Sōkon Matsumura

Sōkon Matsumura, membre de la "noblesse" okinawaienne au service du roi, aussi connu comme Bushi (guerrier) Matsumura et Shuri Matsumura, était le maître en arts martiaux le plus reconnu de son temps, et fut qualifié de "Maître par excellence". Il a beaucoup combattu, et n'a jamais été vaincu.
 
Il fut le premier à systématiser l'enseignement du karaté. Il pratiquait le style Shuri-teIl a rebaptisé "son" karaté "Shorin-Ryu" en référence au "Shaolin Shu" dont il est majoritairement issu.
 
Ses qualités de combattant étaient si exceptionnelles qu'il devint très rapidement, à l'âge de 19 ans, le responsable et instructeur de la garde du palais de Shuri (résidence des rois d'Okinawa) et garde du corps personnel du Roi. Il est resté à ce poste sous les 3 derniers règnes des rois d'Okinawa. Il commença l'apprentissage du Tode de Shuri (main chinoise de Shuri, ou Shuri-te) à l'âge de 10 ans, sous la férule de Kanga Sakugawa, appelé aussi "Tode Sakugawa(Sakugawa main de Chine), il fut son dernier disciple. Il devint son successeur.
 
Il introduisit dans son système les katas Kushanku (en référence à l'un des deux maîtres de Sakugawa, l'autre étant Peichin Takahara) et Hakutsuru (Grue Blanche), que Sakugawa lui avait enseignés, et créa les katas Chinto (en référence au marchand chinois avec lequel il s'était beaucoup entraîné, dont le nom était Chan'An, dit "Chinto"), Passaï et Gojushiho (54 pas), entre autres.
 
Il fit de Naihanchi le plus important des katas, car c'est par le travail de ce kata, que l'on acquiert stabilité, équilibre, et vitesse de déplacement, qui sont les principes majeurs de son école. Ce kata lui avait été enseigné par un maître chinois nommé Ason lors d'un de ses séjours officiels en Chine. Un autre maître chinois, Iwa, lui aurait enseigné deux autres katas, qui seraient les prémices des Pinan que l'on connait aujourd'hui.

Ses principaux disciples, en dehors de son propre fils, Nabe Matsumura, furent Hanashiro Chomo, Chotoku Kyan, Azato Yasutsune, Kentsu Yabu et Anko Itosu. Ce dernier assura la perpétuation de son enseignement, en rendant obligatoire la pratique du Karaté (Shorin-Ryu, bien sûr), dans toutes les écoles primaires de l'archipel d'Okinawa, et maître Funakoshi fut son disciple pendant quelques années avant de créer le Shotokan.

En dehors du Gōjū-ryū, et du Uechi-ryū (les deux autres styles traditionnels okinawaiens), tous les styles de karaté modernes, sans aucune exception, sont issus de son enseignement.

Le Shorin-Ryu a directement donné naissance au Shotokan et au Shito-Ryu. Le Shotokan a donné naissance au Wado-Ryu et plus tard, au Kyokushin et au Taekwondo (ce dernier fut créé en 1955 par Choi Hong Hi, général de l'armée sud-coréenne, qui avait fait ses études secondaires au Japon et y avait étudié aussi le Shotokan dont il s'est très fortement inspiré).

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 Sōkon Matsumura

Anko ITOSU, grand maître du Shuri te et du Shorin Ryu

L'un des grands maîtres du Shuri-te était Anko ITOSU. Né entre 1830 et 1832, ITOSU était un samouraï de rang inférieur. Enfant, il était de petite stature, introvertie et timide. Il fut éduqué avec les classiques chinois et la calligraphie.

Il débuta l'étude de l'art martial avec un pechin (samourai) dénommé Nagahama et poursuivit avec le célèbre Sokon Bushi MATSUMURA.

Ce dernier, d'une stature haute et fine avec une paire d'yeux troublants, était décrit par ses élèves, dont Anko ITOSU, comme étant d’une rapidité aveuglante et d’une force exceptionnelle.

ITOSU a été le secrétaire du dernier roi des îles Ryukyu jusqu'à l'abolition par les Japonais en 1879 de la dernière monarchie native d'Okinawa.

Anko-Itosu
En 1901, il fut actif dans l'introduction du karaté dans les écoles et en 1905, il enseigna à temps partiel le Tode (to signifiant la Chine) dans la haute école préfectorale d'Okinawa pour enfants. C'est là qu'il développa une méthode systématique pour enseigner les techniques du karaté aux enfants.

Traditionnellement, la transmission du savoir se faisait principalement par l'étude des kata, ou formes, et on considérait qu'il fallait 3 ans d'entraînement avant d'avoir assimilé un kata et pouvoir commencer l'étude du suivant.

Bien qu'il n'ait pas inventé le karaté, sa codification des katas qu'il apprit de son maître Sokon Matsumura et la large dissémination de son enseignement chez des maîtres de divers traditions en font une figure de proue du karaté, si bien que n'importe quel instructeur de karaté (sauf pour les écoles issues des styles Goju-ryu et Uechi-ryu) peut remonter la lignée de ses maîtres jusqu'à quelqu'un qui fut élève d'Itosu.

Il créa et introduisit comme étape d'apprentissage des kata plus courts, les Pinan (Heian en japonais) car il pressentait que les anciennes formes étaient trop compliquées pour enseigner à des enfants.
Les Pinan dérivèrent de deux anciennes formes, Kusanku et Chiang Nan, du nom de deux maîtres chinois qui visitèrent Okinawa.Il est aussi crédité pour avoir scindé le long kata Naihanchi (Tekki) dans les trois formes modernes que l’on connaît bien de nos jours.

Il introduisit également le travail des mouvements de base, les kihon, simplifiant l’apprentissage des mouvements par des techniques basiques et simples.

En 1908, ITOSU rédigea le Tode Jukun, les dix principes du karaté, qui sont des préceptes devant continuellement guider le pratiquant de karaté durant toute sa formation.

Bien qu'il ne fut pas le créateur du karaté, ITOSU apporta sa pierre au grand édifice du karaté par l’apport de modifications importantes, à tel point qu’il fut considéré comme le père du karaté moderne.
Il enseigna à de nombreux élèves qui devinrent plus tard de grands maîtres qui influencèrent l’évolution de l’art, dont Kenwa MABUNI, créateur du Shito ryu et Gichin FUNAKOSHI, créateur du style Shotokan.

Funakoshi Gishin

Gichin FUNAKOSHI naquit le 10 novembre 1868 à Shuri, Okinawa, dans une famille de samouraïs de rang inférieur.

Il commença à pratiquer l'Okinawa-te vers l'âge de 15 ans auprès d'Anko ASATO, maître de Shuri-te et de Jigen Ryu. Plus tard, il poursuivit l'étude de son karaté sous Anko ITOSU, le grand maître qui modela le karaté et jeta les bases du karaté moderne actuel. FUNAKOSHI devint maître de Shorin ryu et, à la fin des années 1910, il avait de nombreux élèves.
En 1921, le fils de l'empereur japonais, le prince Hirohito, fit une visite à Okinawa, où il assista à une démonstration de karaté donnée par FUNAKOSHI. L'année suivante, en 1922, FUNAKOSHI fut invité à Tokyo pour faire connaître son art à la population japonaise et après des débuts modestes, son école, le Shotokan, devint l'un des styles les plus connus et les plus pratiqués au monde.
En amenant le karaté au Japon, FUNAKOSHI dut faire quelques modifications. Tout d'abord, il adapta l'écriture du terme « Kara » pour signifier la main vide car les caractères originaires se traduisaient à Okinawa par la main chinoise, Tode ou Tang te. Pourtant, les deux mots étaient prononcés de la même façon en japonais bien que l'écriture divergeait.
La dynastie Tang en Chine prit fin en l’an 907 mais le kanji (caractère) qui le représentait resta en usage avec la référence générale à la Chine. Selon FUNAKOSHI, à l’époque où Okinawa vouait une grande admiration pour la Chine et tout ce qui en provenait, il était habituel d’utiliser ce caractère pour toute chose de qualité. Suivant cette pratique, l’écriture du mot karaté s’effectua avec le caractère chinois pour lui donner un sentiment de classe et d’élégance.
Mais, historiquement, les relations politiques entre la Chine et le Japon ont toujours été tendues. Le Japon se montrait hostile à l'égard de la Chine et ce qui avait une origine chinoise était perçu avec beaucoup de méfiance par les Japonais. Dans ce contexte, FUNAKOSHI dut certainement procéder à quelques adaptations formelles pour pouvoir faire accepter cet art martial étranger par un peuple dont le nationalisme était grandissant.
Il modifia également le nom des kata. Ainsi, les katas de base créés par ITOSU, les Pinan, furent renommés Heian pour supprimer la consonance chinoise et les autres katas subirent le même sort.

FUNAKOSHI fut considéré comme le (second) père du karaté moderne. Son héritage réside dans un document contenant sa philosophie de l'entraînement à laquelle on se réfère par les termes Niju Kun ou les 20 principes.
Ces règles constituent la base de l'entraînement de tous les pratiquants du Shotokan et furent publiées dans un ouvrage intitulé "Les 20 principes directeurs du karaté". Le respect de ces règles était encouragé en vue de "devenir de meilleurs êtres humains".
FUNAKOSHI transforma le karaté d'une technique simple de self-défense en une approche martiale philosophique, un Do, une voie qui devait mener le praticien vers la perfection de son caractère.

L’interprétation qu’il donnait au sens du mot Kara (vide) était qu’une personne devait se détacher de ses pensées égoïstes et mauvaises car c’est seulement avec un esprit et une conscience claire que le pratiquant pouvait saisir la connaissance qu’il recevait. FUNAKOSHI croyait qu’une personne devait être « humble à l’intérieur et tranquille à l’extérieur ».
En 1935, FUNAKOSHI publia le "Karate Do Kyohan", son ouvrage majeur, et sa publication la plus détaillée, comprenant des sections sur l'histoire, les bases, les kata et le kumite (combat) dans le karaté.
Grâce à une collecte d'argent organisée dans tout le pays, le premier dojo de FUNAKOSHI est construit à Tokyo en 1939.

Le « Dojo », la salle d'entraînement, fut appelé « Shotokan ». En plus d'être un grand pratiquant de karaté, FUNAKOSHI était aussi un grand poète et philosophe.

Il avait été formé dans les philosophies et enseignements chinois et japonais.Son nom de plume était Shoto et désignait l'ondulation des pins sous le vent tandis que Kan signifiait le lieu, le bâtiment. C'est ainsi que ses élèves donnèrent à ce dojo le nom Shotokan, lorsqu’ils placèrent l’enseigne du Dojo.
La plupart des grands maîtres japonais d'après-guerre passèrent par le dojo Shotokan. Parmi eux, se trouvent Masatoshi NAKAYAMA, Hirokazu KANAZAWA, Taiji KASE, Hiroshi SHIRAI, Satoshi MIYAZAKI, entre autres.

 Gishin Funakoshi

Funakoshi "Gigo" Yoshitaka

Gichin FUNAKOSHI eut trois fils, dont le plus jeune s'appelait Yoshitaka. Celui-ci eut une très grande influence sur le karaté Shotokan, telle que nous connaissons aujourd’hui.
Gigo accompagna son père d'Okinawa à Tokyo à l'âge de 17 ans. Lorsque l'assistant de son père décéda, Yoshitaka le remplaça et commença à donner cours dans diverses universités.
Gichin FUNAKOSHI avait transformé le karaté d'une technique simple de self-défense en une approche martiale philosophique, un Do. Mais Yoshitaka développa une technique de karaté japonais complètement différente des arts locaux d'Okinawa.
Lors de son enfance, Yoshitaka fut diagnostiqué comme atteint de la tuberculose et se savait condamner à plus ou moins brève échéance. Le sachant, il voulait atteindre le plus haut niveau possible avant sa mort. Pour cela, il s'entraînait en poussant l'effort à l'extrême. Les entraînements étaient épuisants mais il espérait que ce surentraînement préparerait les élèves aux situations de confrontations réelles, si le cas devait se présenter.
Se basant sur l'étude du kendo moderne, il donna un sens différent au karaté, assisté de Shigeru Egami et Genshin Hironishi. Alors que les arts anciens du Tode et du Shuri-te mettaient l'accent sur le développement de la partie supérieure du corps, l'usage des attaques mains ouvertes, des distances de combat courtes, des clés, des projections simples, des frappes aux points de pression et du coup de pied de face.

Yoshitaka développa des techniques de frappes de longues distances utilisant les positions basses provenant des katas de kendo. Il développa les coups de pied hauts et les positions basses en introduisant la position « fudo dachi ».
Il remplaça dans les kata du Shotokan la position Shiko dachi par Kiba Dachi et mit au point la position Kokutsu Dachi en partant de Neko Ashi Dachi.
Il mit l'accent sur l'utilisation des hanches et la rotation du corps dans les techniques de blocage et la pénétration de la jambe arrière et des hanches dans l'exécution des techniques.
Il introduisit l'usage de Oi tsuki et de Gyaku tsuki.
La santé de Yoshitaka s'affaiblit durant la deuxième guerre mondiale mais il poursuivit l'entraînement. Il mourut jeune à l'âge de 39 ans, le 24 novembre 1945, à Tokyo, tandis que son père Gichin décéda en 1957 à 87 ans.
Yoshitaka a été chef instructeur du dojo Shotokan à l'époque de la seconde guerre mondiale. C'est dans ce contexte difficile que Maître Taiji KASE commença le karaté en 1944.


 Yoshitaka "Gigo" Funakoshi

Nakayama Masatoshi

Nakayama est un maitre japonais renommé de karaté shotokan. Il a contribué à la fondation de la Japan Karate Association (JKA) en 1949 et est également l'auteur de nombreux livres de karaté qui ont permis de populariser son art martial. Jusqu'à sa mort en 1987, senseï Nakayama a répandu le karaté shotokan à travers le monde. Il est promu 9e dan de son vivant puis 10e dan par la suite à titre posthume.
 

Nakayama Masatoshi naît en 1913, dans une famille de samouraïs qui enseigne le kenjutsu dans le clan Sanada. Nakayama Naomichi, son grand-père, était chirurgien et fut le dernier à enseigner le sabre. Son fils Naotoshi, père de Masayoshi, était médecin militaire et pratiquant de Judo.

Masatoshi suivit son père dans ses affectations, et passa une partie de son enfance à Taïwan. Dans son enfance il pratiquera le Kendo, mais aussi activement les sports tels que le ski, la natation, le tennis et l'athlétisme. 

Alors que son père espère que celui-ci suivra la tradition familiale en devenant médecin à son tour, Nakayama ne pense qu'à étudier et visiter la Chine. A l'insu de son père, il passe donc le concours de l'université de Takushoku dont sont issus la plupart des étudiants qui partent à l'étranger. En 1932 il y débute ses études. Décidé à continuer sa pratique du Kendo, il se rend au club universitaire. Suite à une erreur il arrive au dojo durant un entraînement de Karaté. Intrigué par ce qu'il voit, il décide de faire un cours d'essai. Il ne cessera plus de pratiquer jusqu'à sa mort.

Nakayama-Masatoshi

 Nakayama Masatoshi

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