Want create site? Find Free WordPress Themes and plugins.

Le Karaté au Japon

Possédant une histoire mouvementée, le Japon a toujours connu de longues périodes d’instabilité politique menant à des guerres internes.
Depuis les temps féodaux, les guerriers possédaient déjà des techniques de guerre armées élaborées venant de la tradition des samouraïs, dont l’un des plus célèbres est sans doute MIYAMOTO Mushashi connu pour son œuvre, Go Rin no Sho, le Traité des Cinq Roues.
Possédant une histoire mouvementée, le Japon a toujours connu de longues périodes d’instabilité politique menant à des guerres internes.
Depuis les temps féodaux, les guerriers possédaient déjà des techniques de guerre armées élaborées venant de la tradition des samouraïs, dont l’un des plus célèbres est sans doute MIYAMOTO Mushashi connu pour son œuvre, Go Rin no Sho, le Traité des Cinq Roues.
MIYAMOTO_Mushashi_ashi_barai
Leur vie violente était régie par le Bushido (la Voie du guerrier), code moral similaire au code de la chevalerie, qui se développa à partir du IXe siècle par l’influence des œuvres confucianistes, du bouddhisme zen et du Shinto (religion ancestrale du Japon) et qui les encourageait à tempérer leur conduite par la sagesse et la sérénité.
En plus des techniques armées, les samouraïs disposaient également d’un art à main nue au corps à corps, qui donnera naissance aux nombreuses écoles de Ju Jutsu.

Gishin Funakoshi

Gichin FUNAKOSHI naquit le 10 novembre 1868 à Shuri, Okinawa, dans une famille de samouraïs de rang inférieur.

Il commença à pratiquer l'Okinawa-te vers l'âge de 15 ans auprès d'Anko ASATO, maître de Shuri-te et de Jigen Ryu. Plus tard, il poursuivit l'étude de son karaté sous Anko ITOSU, le grand maître qui modela le karaté et jeta les bases du karaté moderne actuel. FUNAKOSHI devint maître de Shorin ryu et, à la fin des années 1910, il avait de nombreux élèves.
En 1921, le fils de l'empereur japonais, le prince Hirohito, fit une visite à Okinawa, où il assista à une démonstration de karaté donnée par FUNAKOSHI. L'année suivante, en 1922, FUNAKOSHI fut invité à Tokyo pour faire connaître son art à la population japonaise et après des débuts modestes, son école, le Shotokan, devint l'un des styles les plus connus et les plus pratiqués au monde.
En amenant le karaté au Japon, FUNAKOSHI dut faire quelques modifications. Tout d'abord, il adapta l'écriture du terme « Kara » pour signifier la main vide car les caractères originaires se traduisaient à Okinawa par la main chinoise, Tode ou Tang te. Pourtant, les deux mots étaient prononcés de la même façon en japonais bien que l'écriture divergeait.
La dynastie Tang en Chine prit fin en l’an 907 mais le kanji (caractère) qui le représentait resta en usage avec la référence générale à la Chine. Selon FUNAKOSHI, à l’époque où Okinawa vouait une grande admiration pour la Chine et tout ce qui en provenait, il était habituel d’utiliser ce caractère pour toute chose de qualité. Suivant cette pratique, l’écriture du mot karaté s’effectua avec le caractère chinois pour lui donner un sentiment de classe et d’élégance.
Mais, historiquement, les relations politiques entre la Chine et le Japon ont toujours été tendues. Le Japon se montrait hostile à l'égard de la Chine et ce qui avait une origine chinoise était perçu avec beaucoup de méfiance par les Japonais. Dans ce contexte, FUNAKOSHI dut certainement procéder à quelques adaptations formelles pour pouvoir faire accepter cet art martial étranger par un peuple dont le nationalisme était grandissant.
Il modifia également le nom des kata. Ainsi, les katas de base créés par ITOSU, les Pinan, furent renommés Heian pour supprimer la consonance chinoise et les autres katas subirent le même sort.

FUNAKOSHI fut considéré comme le (second) père du karaté moderne. Son héritage réside dans un document contenant sa philosophie de l'entraînement à laquelle on se réfère par les termes Niju Kun ou les 20 principes.
Ces règles constituent la base de l'entraînement de tous les pratiquants du Shotokan et furent publiées dans un ouvrage intitulé "Les 20 principes directeurs du karaté". Le respect de ces règles était encouragé en vue de "devenir de meilleurs êtres humains".
FUNAKOSHI transforma le karaté d'une technique simple de self-défense en une approche martiale philosophique, un Do, une voie qui devait mener le praticien vers la perfection de son caractère.

L’interprétation qu’il donnait au sens du mot Kara (vide) était qu’une personne devait se détacher de ses pensées égoïstes et mauvaises car c’est seulement avec un esprit et une conscience claire que le pratiquant pouvait saisir la connaissance qu’il recevait. FUNAKOSHI croyait qu’une personne devait être « humble à l’intérieur et tranquille à l’extérieur ».
En 1935, FUNAKOSHI publia le "Karate Do Kyohan", son ouvrage majeur, et sa publication la plus détaillée, comprenant des sections sur l'histoire, les bases, les kata et le kumite (combat) dans le karaté.
Grâce à une collecte d'argent organisée dans tout le pays, le premier dojo de FUNAKOSHI est construit à Tokyo en 1939.

Le « Dojo », la salle d'entraînement, fut appelé « Shotokan ». En plus d'être un grand pratiquant de karaté, FUNAKOSHI était aussi un grand poète et philosophe.

Il avait été formé dans les philosophies et enseignements chinois et japonais.Son nom de plume était Shoto et désignait l'ondulation des pins sous le vent tandis que Kan signifiait le lieu, le bâtiment. C'est ainsi que ses élèves donnèrent à ce dojo le nom Shotokan, lorsqu’ils placèrent l’enseigne du Dojo.
La plupart des grands maîtres japonais d'après-guerre passèrent par le dojo Shotokan. Parmi eux, se trouvent Masatoshi NAKAYAMA, Hirokazu KANAZAWA, Taiji KASE, Hiroshi SHIRAI, Satoshi MIYAZAKI, entre autres.

 Gishin Funakoshi

Yoshitaka "GIGO" Funakoshi

Gichin FUNAKOSHI eut trois fils, dont le plus jeune s'appelait Yoshitaka. Celui-ci eut une très grande influence sur le karaté Shotokan, telle que nous connaissons aujourd’hui.
Gigo accompagna son père d'Okinawa à Tokyo à l'âge de 17 ans. Lorsque l'assistant de son père décéda, Yoshitaka le remplaça et commença à donner cours dans diverses universités.
Gichin FUNAKOSHI avait transformé le karaté d'une technique simple de self-défense en une approche martiale philosophique, un Do. Mais Yoshitaka développa une technique de karaté japonais complètement différente des arts locaux d'Okinawa.
Lors de son enfance, Yoshitaka fut diagnostiqué comme atteint de la tuberculose et se savait condamner à plus ou moins brève échéance. Le sachant, il voulait atteindre le plus haut niveau possible avant sa mort. Pour cela, il s'entraînait en poussant l'effort à l'extrême. Les entraînements étaient épuisants mais il espérait que ce surentraînement préparerait les élèves aux situations de confrontations réelles, si le cas devait se présenter.
Se basant sur l'étude du kendo moderne, il donna un sens différent au karaté, assisté de Shigeru Egami et Genshin Hironishi. Alors que les arts anciens du Tode et du Shuri-te mettaient l'accent sur le développement de la partie supérieure du corps, l'usage des attaques mains ouvertes, des distances de combat courtes, des clés, des projections simples, des frappes aux points de pression et du coup de pied de face.

Yoshitaka développa des techniques de frappes de longues distances utilisant les positions basses provenant des katas de kendo. Il développa les coups de pied hauts et les positions basses en introduisant la position « fudo dachi ».
Il remplaça dans les kata du Shotokan la position Shiko dachi par Kiba Dachi et mit au point la position Kokutsu Dachi en partant de Neko Ashi Dachi.
Il mit l'accent sur l'utilisation des hanches et la rotation du corps dans les techniques de blocage et la pénétration de la jambe arrière et des hanches dans l'exécution des techniques.
Il introduisit l'usage de Oi tsuki et de Gyaku tsuki.
La santé de Yoshitaka s'affaiblit durant la deuxième guerre mondiale mais il poursuivit l'entraînement. Il mourut jeune à l'âge de 39 ans, le 24 novembre 1945, à Tokyo, tandis que son père Gichin décéda en 1957 à 87 ans.
Yoshitaka a été chef instructeur du dojo Shotokan à l'époque de la seconde guerre mondiale. C'est dans ce contexte difficile que Maître Taiji KASE commença le karaté en 1944.


 Yoshitaka "Gigo" Funakoshi

Japan Karate Association (JKA)

En 1949, les élèves de Gichin Funakoshi, et notamment Isao Obata, fonde la JKA la Japan Karate Association.
Vu son âge avancé, Gichin Funakoshi n'occupera le poste que d'instructeur honoraire.
Vers 1954, c'est Masatoshi NAKAYAMA qui prendra la direction de la JKA. Il développe la compétition et organise les premiers championnats du Japon en 1957 (remportés par Hirokazu KANAZAWA), peu après le décès de FUNAKOSHI
La JKA créera la première véritable école d'instructeurs professionnels de haut niveau. Bien que FUNAKOSHI ne fût pas favorable à tous les changements apportés à son style par ses élèves, c'est grâce à ces instructeurs que le développement du karaté en Europe fut considérable.
Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.